Ail, ciel, final… ces mots qui ont deux pluriels

le

Ail, ciel, final… ces mots qui ont deux pluriels

Certains mots ont deux pluriels : il s’agit des mots aïeul, ail, banal, ciel, final, œil et travail. La différence tient souvent au sens.

Le mot aïeul donnent aïeuls lorsqu’il désigne « les grands-parents », et aïeux pour « les ancêtres (en remontant jusqu’à l’homme préhistorique) ».

Le mot ail devient ails dans le sens de « plante », mais également aulx dans le sens de « condiment ». Cependant, le pluriel du mot ail n’est quasiment jamais utilisé, et est remplacé par « des gousses d’ail » ou encore « des têtes d’ail ».

L’adjectif banal change en banals quand il signifie « ordinaire », et en banaux quand il qualifie « ce qui est à la disposition de tous ». Au Moyen-Age, “banaux “ se disait en effet des choses appartenant au seigneur et dont les paysans pouvaient se servir moyennant une redevance.

Le mot ciel a un pluriel en ciels s’il s’agit du châssis du lit permettant de suspendre des rideaux ou encore dans sa répresentation picturale, et en cieux s’il s’agit du « paradis », ou du pays, de “la contrée” dans des locutions toutes faites : « sous des cieux plus cléments «.. L’effet y est généralement littéraire ou recherché.

Pour ce qui concerne « finals » et « finaux » les deux sont également acceptés. Cependant, lorsque l’on qualifiera une personne, on préférera « finals » à cause de l’homonymie de « finaux » et « finauds » !

Le pluriel d’« œil «  est yeux » sauf pour les noms composés comme « œils-de-perdrix », œils-de-bœuf » et lorsque qu‘œil désigne au sens technique une ouverture, un trou. Les œils d’une voile ou de caractère d imprimerie.

Néanmoins, ces mots à double pluriel sont peu nombreux et le sens le plus ancien est vieilli voire oublié par la majorité des locuteurs francophones.